Seul devant ces tables vides est probablement la chanson qui me tire le plus de larmes à chaque fois que j'écoute la version française des Misérables. Je dis bien "le plus", car s'agissant d'une oeuvre entièrement lacrimale, cela pourrait presque porter à confusion... ^_^
J'ai une grande affection pour la version interprétée par Jérôme Pradon (éminent acteur/chanteur français qui s'est aussi exporté dans le West End avec un très beau succès), qui a incarné Marius dans la version Mogador des années 90, mais également quelques années plus tard l'inspecteur Javert sur la scène londonienne. Je préférerais presque d'ailleurs cette version à celle chantée par Michael Ball dans le TAC, malgré toute la puissance vocale de son interprète... Tout est question de goût, mais je trouve les paroles françaises belles et terriblement justes.
Il est un deuil que je porte
Lourd au coeur comme un secret
Seul devant ces tables vides
Qu'ils ne reverront jamais
On partait changer le monde
On rêvait d'égalité
Et d'un matin de lumière
Qui ne s'est jamais levé
De la table sous le fenêtre
Habités d'un fol espoir
Des enfants ont pris les armes
Je les entends encore
Ces mots brûlants qu'ils ont chantés
Furent leurs dernières volontés
Sur la barricade déserte, à l'aube
Oh! Mes amis, pardonnez-moi
D'être là, de vivre encore
Il est des deuils que l'on garde
Quand tous les chagrins sont morts
Et je vois passer vos ombres
Et je pleure nos joies perdues
Seul devant ces tables vides
Que vous ne reverrez plus
Oh! Mes amis, je voudrais croire
Que vous n'êtes pas morts en vain
Seul devant ces tables vides
Je ne suis plus sur de rien.
Site officiel de Jérôme Pradon : http://www.jeromepradon.com/menu.html
Lourd au coeur comme un secret
Seul devant ces tables vides
Qu'ils ne reverront jamais
On partait changer le monde
On rêvait d'égalité
Et d'un matin de lumière
Qui ne s'est jamais levé
De la table sous le fenêtre
Habités d'un fol espoir
Des enfants ont pris les armes
Je les entends encore
Ces mots brûlants qu'ils ont chantés
Furent leurs dernières volontés
Sur la barricade déserte, à l'aube
Oh! Mes amis, pardonnez-moi
D'être là, de vivre encore
Il est des deuils que l'on garde
Quand tous les chagrins sont morts
Et je vois passer vos ombres
Et je pleure nos joies perdues
Seul devant ces tables vides
Que vous ne reverrez plus
Oh! Mes amis, je voudrais croire
Que vous n'êtes pas morts en vain
Seul devant ces tables vides
Je ne suis plus sur de rien.