25 avril 2018
05 avril 2018
TAG : Sunshine blogger award
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| Star Wars - The Last Jedi |
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| Mon plaisir coupable n°32859 |
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| La Bella et la Bestia : plaisir coupable n°125893 |
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| Moonlight : plaisir coupable n°225745, et non, je n'ai même pas honte. |
7. Aimes-tu les jeux vidéos ? Si oui, lequel ?
Je ne suis pas trop jeux vidéo, à vrai dire. L'utilisation prolongée d'une console a le don de me faire sortir les yeux de la tête... Cela dit, j'ai été très fan en son temps (début 2000) du jeu PC Colin McRae, j'enchaînais les championnats de rallyes pendant des après-midis entières, pour terminer à la limite de la syncope... Mais je suis une grande fille raisonnable maintenant, je me fais de temps en temps un tennis sur la Wii... Une vraie mémé...
S'il n'y en avait qu'un... Alors, je passe des soirées entières à faire du tricot et du crochet... si, si, une vraie mémé je vous dis. Cela dit, je bricole en général pas mal de mes mains, depuis peu, je me suis lancée dans la rénovation de meubles...
11. Pense-tu que les Funko Pop vont finir par envahir/dominer le monde ?
J'adore cette question... :)
Absolument ! La preuve en image :
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| Et encore, la photo n'est pas récente... Branchée Star Wars, moi ? Pas du tout ! |
Et voici mes questions :
1. Depuis quand tiens-tu ce blog, et pourquoi as-tu ressenti le besoin de le créer ?
2. Plutôt thé ou café ?
3. Quel est le dernier roman-pavé qui te soit passé par les mains ?
4. Combien de temps consacres-tu par jour à la lecture ?
5. Si tu étais un roman, lequel serais-tu ?
6. Le premier roman pour lequel tu as eu un véritable coup de coeur ?
7. Quel est le dernier roman que tu as détesté ?
8. Plutôt Sherlock Holmes ou Arsène Lupin ?
9. Quel est le dernier personnage de série ou de film que tu as le plus détesté ?
10. Quel est le dernier personnage de série ou de film que tu as le plus apprécié ?
11. Plutôt Fantômas ou le Fantôme de l'opéra ?
Je tague... qui le souhaite :)
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Clelie
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23 mars 2018
Rétrospective lectures, de décembre à février - 2ème partie
Smoke, de Dan Vyleta
Imaginez un monde où le moindre péché, la moindre pensée impure serait visible... Qu'une épaisse fumée noire s'échapperait de vos pores lorsque vous pensez, lorsque vous agissez contrairement à la morale... C'est dans un Londres dickensien qu'évoluent les trois jeunes protagonistes de ce récit fantasy, aux prises avec cette fameuse fumée, réputée impossible à dompter...
Le scénario de Smoke était, il faut le dire, très séduisant sur le papier. L'ambiance soignée, glaçante, lugubre, fait penser aux meilleures ouvertures de récits de Dickens, et pourtant il manque quelque chose d'essentiel à ce roman. Malgré l'originalité visible du récit, on tourne les pages sans trop de conviction, et l'intérêt suscité par ces pseudo-révélations trop attendues finit par retomber comme un soufflé. Le récit s'étire en longueur, sans qu'il ne se trame jamais rien de réellement important, ou plutôt si des événements notables surviennent, le ton en est tellement monocorde, qu'ils passent presque complètement inaperçus. Le roman , malgré ses ambitions de départ, est traité de manière tellement froide, et parfois même tellement détaché, qu'on a l'impression d'être tenu à l'écart de sa propre lecture... Les pages finissent par s'égrainer avec lourdeur, malgré l'honnêteté de son style et l'originalité du thème.
A la lecture du quatrième de couverture, je n'étais au départ pas très emballée. Encore un énième récit fantasy, dans laquelle une pauvre jeune fille évoluant dans un monde pseudo-médiéval est appelée à un destin hors du commun... Comme c'est original... Et puis, au bout du compte, à force d'en lire du bien un peu partout, j'ai fini par me laisser tenter, et j'ai très bien fait ! La Trilogie du Tearling n'est pas vraiment un roman jeunesse, car c'est un récit dur, voire parfois un peu cru, qui retrace effectivement l'ascension au trône de l'héritière du Tearling, que tout le monde, en premier lieu son oncle le régent, aimerait beaucoup voire disparaître. Cependant, pas d'atermoiements, par de sentimentalisme dégoulinant, juste un très beau récit fantasy, qui réussit malgré tout à se démarquer de cette littérature très (trop ?) en vogue. Un excellent "page turner", dont pour une fois, le bandeau publicitaire n'est pas immérité... Je me précipiterai volontiers sur le tome 2 !
La Splendeur des Amberson, de Booth Tarkington
Au-délà du film qu'en a tiré Orson Welles en 1942, La Splendeur des Amberson est aussi le prix Pulitzer de l'année 1919.
Le roman retrace l'ascension et la chute de l'héritier de la richissime famille Amberson. Un roman très américain sur la splendeur (et les misères, si l'on veut plagier Balzac) des premières grandes fortunes de la fin du XIXe siècle des villes-phares du Nouveau Monde, avec une très jolie plume, mais dont le thème quelque peu éculé, parle peut-être plus difficilement aux lecteurs d'aujourd'hui. J'ai cependant été agréablement surprise par le style, pas du tout ampoulé comme on aurait pu le craindre, mais un récit assez enlevé, qui se laisse lire très agréablement. Une découverte agréable et une lecture sans lourdeur, qu'on lit pourtant avec un détachement certain.
La sonate oubliée, de Christiana Moreau
Lionella est une jeune violoncelliste prodige. Lorsque son professeur l'inscrit à un concours de musique très coté, et qu'elle doit choisir un morceau à présenter, son inspiration lui fait défaut. L'un de ses amis lui apporte alors une partition et un manuscrit anciens, rédigé dans le dialecte vénitien. Elle croit d'abord avoir découvert une sonate inédite du "prêtre roux", Antonio Vivaldi. Cependant, il semblerait qu'elle ait entre les mains une partition écrite par l'une de ses protégées de l'Ospedale della Pièta, une orpheline surdouée nommée Ada...
La Sonate oubliée, écrite par la belge Christiana Moreau, est un roman charmant, se déroulant à Seraing, banlieue sinistrée de la ville de Liège, qui a vu le déclin des hauts-fourneaux. Les personnages évoluent dans ce cadre peu propices à la rêverie et aux aspirations musicales, mais parlent immanquablement à beaucoup de wallons... Il est donc tout à fait touchant de ce premier point de vue. Le récit moderne se croise ensuite avec celui d'Ada, la violoncelliste surdouée de l'orphelinat bien connu de Venise. Si le style paraît parfois manquer un peu de maturité, on se laisse cependant volontiers emporté par les interrogations et les aspirations de cette laissée-pour-compte, qui parle tant au coeur de l'héroïne du récit contemporain. Un roman sans prétentions qui nous plonge dans les brumes de la Sérénissime et les ombres de l'Ospedale, et dont la lecture se révèle tout à fait charmante.
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Libellés : Booth Tarkington, Christiana Moreau, Dan Vyleta, Erika Johansen, La sonate oubliée, La splendeur des Amberson, La trilogie du Tearling, lectures, Lectures du mois décembre à février, Smoke
21 mars 2018
Lectures à venir...
Même si la hauteur de ma pile de livres à lire devient tout à fait ingérable, voici les derniers achats en date qui sont venus s'y rajouter, et les titres qui m'attendent dans les prochaines semaines...
Et vous, qu'il y a-t-il dans votre piles ?
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Libellés : lectures en vrac
13 mars 2018
Muse - Thought Contagion
Je ne résiste pas à poster ici le dernier titre de Muse, magistral et hypnotique, sorti il y a quelques semaines. Un énorme coup de coeur, et un clip très underground, hommage au Thriller de Michael Jackson et aux eighties...
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Libellés : coup de coeur en musique, Muse, musique
09 mars 2018
The Phantom of the Opera - le nouveau trailer de la comédie musicale
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Libellés : Andrew Lloyd Webber, le fantôme de l'opéra, musical, the phantom of the opera
04 mars 2018
Rétrospective lectures (de décembre à février) - 1ère partie
L'Eveil des Dieux (Les dossiers Thémis, tome 2), de Sylvain Neuvel (Le Livre de Poche)
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28 octobre 2017
Lectures à venir...
Quelques jours de vacances m'attendent... L'occasion de faire diminuer la hauteur de ma pile de livres à lire, qui ressemble à peu de choses près à ceci :
Et vous, l'un de ces romans vous tente-t-il, ou se trouverait également dans votre pile ?
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17 octobre 2017
L'étranger des Carpathes, de Karl von Wachsmann
- "Je vous remercie, messire, mais mon estomac ne supporte absolument pas le vin", s'excusa le chevalier, avant d'ajouter avec une certaine ironie : "Pas plus qu'aucune autre boisson froide.
- Alors, je vais vous faire préparer une coupe d'hypocras ! Il ne sera pas long à préparer, dit Franziska.
- Merci, ma belle demoiselle, merci beaucoup. Si je suis dans l'obligation de refuser le breuvage que vous m'offrez pour l'instant, soyez assurée que je vous en réclamerai dès que j'en ressentirai le besoin... celui-là ou un autre.
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30 août 2017
Le Maître et Marguerite, de Mikhaïl Boulgakov
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| Alain Cuny dans le rôle de Woland, dans le film d'Aleksandar Petrovic (1972) |
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| Illustration pour l'édition russe - source : pinterest |
On pourrait trouver mille pistes de réflexions sur cette oeuvre extraordinaire, inclassable et délicieuse.
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| Marguerite invitée au bal chez Satan - extrait d'un épisode de la série russe (2005) |
Il existe quelques adaptations de ce roman réputé impossible à transposer à l'écran, parmi lesquelles on trouve le film de 1972 d'Aleksandar Petrovic, avec au casting Ugo Tognazzi et Alain Cuny. On notera également la version la plus récente, et paraît-il, la plus réussie, datant de 2005, réalisée par la télévision russe sous un format de 10 épisodes de 45 minutes, et que l'on peut visionner dans son intégralité sur youtube, avec des sous-titres anglais. N'ayant visionné pour l'instant ni l'une ni l'autre dans son entièreté, je ne saurais en donner un avis complet, si ce n'est que la version de 2005 paraît de loin extrêmement fidèle au matériau de base.
D'autre part, les russes étant particulièrement friands de comédies musicales, le Maître et Marguerite n'a pas échappé à la règle d'une transposition sur scène. Pour l'avoir visionnée en entier, je peux dire que malgré un léger passage à la moulinette pour d'évidentes raisons de longueur, l'adaptation n'est pas si absurde que cela, proposant même des pistes nouvelles sur l'interprétation croisée du supplice du Christ et de celle des tourments du maître. D'autre part, la comédie musicale a largement fantasmé la relation très ambiguë de Woland et Marguerite, qui même si elle a sa part d'authenticité par rapport au roman, n'en demeure pas moins plutôt charmant dans un format si outrancier.
Que l'on se borne au roman ou que l'on explore les différentes adaptations, le récit se révèle d'une si absolue bizarrerie, que toutes relectures ou toutes les démesures paraissent cohérentes. Le maître et Marguerite demeure sans doute, en raison de sa singularité même, un récit ouvert sur tous les possibles.
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24 août 2017
L'île aux mensonges (The Lie Tree), de Frances Hardinge

Faith n'espère guère d'attention de sa mère, superficielle, charmeuse, qui la relègue au rôle de gouvernante auprès de son frère cadet, fils aimé, adulé, sur lequel toute la famille focalise son attention et ses espoirs. Mais elle vit surtout dans l'ombre et dans la peur d'un père au tempérament glacial, naturaliste reconnu, mais à la réputation ternie, espérant, attendant, comme un chien fidèle que ce dernier daigne baisser les yeux vers elle. Faith ne vit guère en réalité que dans l'espoir de sa reconnaissance, dut-elle l'obtenir par-delà la mort, et elle en viendra à risquer sa propre vie en voulant lui prouver sa valeur, en tant que fille, en tant naturaliste, ou tout simplement en tant qu'être pourvu de raison.
Un excellent roman et un auteur à découvrir absolument !
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Libellés : Frances Hardinge, L'arbre aux mensonges, littérature jeunesse, The Lie Tree
09 mai 2017
Derniers visionnages... (1/..)
Paterson, de Jim Jarmusch (2016)
Avec Adam Driver (Paterson), Golshifteh Farahani, Barry Shabaka Henley (Doc), ...
Paterson est chauffeur de bus à... Paterson, une petite ville du New Jersey. Il partage sa vie avec Laura, douce excentrique, fan de country et de cupcakes, et leur chien Marvin... Ce film retrace une semaine dans la vie de Paterson, homme tranquille et sans histoires, poète à ses heures et adorateur de William Carlos Williams.
Ceux qui ont déjà vu un film de Jim Jarmusch savent à quoi s'attendre... Il ne s'y passe vraiment pas grand chose. Même dans un film de vampires (Le très surprenant Only lovers left alive, avec Tom Hiddleston et Tilda Swinton), il parvient à mettre le spectateur dans un certain confort, voire même à l'installer dans un routine un peu dépressive. Il y a un côté rassurant dans ses films, un poésie aussi, une douceur, qui ont l'air de venir d'un autre monde. Pour ceux qui apprécient les films aux intrigues retorses et aux sensations fortes, mieux vaut passer son chemin ... Paterson est sorte de bulle. Il ne s'y passe rien d'autre que ce qui fait la vie de monsieur-tout-le-monde. Le personnage se lève, prend son petit déjeuner, va travailler, écrit des poèmes pendant ses pauses, retrouve sa femme le soir, va promener son chien...Alors certes, présenté de la sorte, le film n'a pas vraiment l'air de présenter un quelconque intérêt, mais pourtant si. Le spectateur se retrouve dans cette routine, dans ces petits désagréments de la vie, dans cet humour à peine dissimulé dans ce quotidien bien réglé... Et puis, les personnages sont tellement réels, tellement palpables : Adam Driver (qui décidément ne cesse de m'étonner lorsqu'il sort de son rôle de Kylo Ren dans Star Wars) et Golshifteh Farahani sont tellement attachants, qu'on se laisse embarquer par ce film inattendu, qui sous ses dehors quelque peu lisse, est une petite merveille de sensibilité et de poésie.
Premier contact (Arrival), de Denis Villeneuve (2016)
Avec Amy Adams, Jeremy Renner, Forest Whitaker,...
D'étranges nefs extraterrestres sont apparues aux quatre coins du globe, demeurant comme suspendues à quelques mètres du sol. A l'intérieur, des habitants d'un autre monde, avec lesquels il semble impossible de communiquer. Le gouvernement américain fait appel aux services d'un scientifique et d'une linguiste afin de parvenir à établir un dialogue avec eux...
Voilà un film de science-fiction qui sort réellement des sentiers battus ! Pas d'explosions (ou si peu), pas de tirs d'artillerie lourde, pas de bande-son agressive, pas de héros musclé sauveur de l'humanité... Bref, on est loin, bien loin, des codes du genre... J'avoue, j'ai été vraiment charmée par ce film, qui a su très bien sortir de sa catégorisation. A vrai dire, j'aurais plutôt tendance à le classer dans le rayon des drames plutôt que dans celui des films d'actions. Car de l'action, il n'y en a presque pas. Premier contact est un film vraiment singulier par son propos, son contenu : il est plein de silences, d'introspections, de tristesses. Un film très beau, très surprenant aussi, qui s'éloigne merveilleusement des classiques du genre.
A suivre...
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09 février 2017
Victoria, de Daisy Goodwin
L'auteur présente Victoria durant les premiers mois de son règne, mal préparée à la charge qui lui est confiée. Entre sa mère, manipulée par un conseiller ambitieux qui rêve de mettre en place une régence qui lui permettrait de se hisser au plus haut niveau du pouvoir, et un oncle paternel déterminé à la faire passer pour folle pour mieux prendre sa place, la jeune femme de dix-huit ans n'a que très peu d'appuis, voire aucun, dans son entourage le plus proche. Déterminée à prendre son indépendance, et à éloigner d'elle ces personnes néfastes dont elle mettra plusieurs années à se défaire, elle trouve pourtant un surprenant appui auprès du vicomte Melbourne, le premier ministre en fonction. Loin de la décourager, celui-ci la conseille de manière avisée, la sensibilise aux problèmes de l'état, la forme en quelque sorte à sa charge en devenant pendant plusieurs mois son conseiller personnel et son mentor. En très peu de temps, celui qu'elle appelle désormais affectueusement "Lord M" lui devient indispensable. N'écoutant aucun autre avis que les siens, refusant toute sortie officielle sans lui, Victoria sent poindre, progressivement, un attachement profond dont elle ne reconnaît pas immédiatement la nature. Le premier ministre, galant homme, d'un charisme et d'une intelligence indéniables, agit pourtant sans calcul et sans ambition personnelle. Il apprécie immédiatement Victoria pour ce qu'elle est : une jeune femme inexpérimentée, mais diablement têtue et déterminée, et les deux personnages s'accordent de manière naturelle, spontanée. C'est donc avec une bienveillance désintéressée, presque paternelle, que Lord Melbourne lui prodigue ses conseils et lui apporte un soutien indéfectible. Et progressivement, comme malgré lui, son attachement commence à aller bien au-delà de l'amitié et de leur profond respect mutuel, et l'on commence partout à jaser (fait d'ailleurs, pour sa part, tout à fait véridique)... Un attachement malheureux, bien entendu, puisque la raison d'état fait loi... Melbourne devient alors aux yeux du lecteur l'archétype du personnage romantique, qui traîne derrière lui son lot de malheurs et d'amours contrariées...
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| Rufus Sewell dans le rôle de Lord Melbourne, dans la série Victoria |
Que l'on ne s'y trompe pas, Victoria est une oeuvre tendre, mais ce n'est pas une romance pur jus. Il s'agit juste d'un roman historique fort agréable, quoique indéniablement romantique. Il est plaisant mais sérieux, tendre mais réaliste : pour preuve, Victoria finit bien par épouser Albert, et Melbourne retourner à Brocket Hall terminer sa biographie de Saint Jean Chrysostome... Mais le lecteur ressent le mariage de Victoria comme une véritable trahison. Le prince Albert est d'une intolérable transparence à côté du flamboyant Melbourne et on se demande sincèrement ce que la reine peut bien trouver à son cousin, sinon qu'il est un parfait dérivatif à son attachement à son premier ministre. En bref, on referme ce livre le coeur en charpies, mais des étoiles plein les yeux... La série venant merveilleusement compléter le matériau de base, que je conseille chaleureusement !
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Libellés : Daisy Goodwin, Victoria
26 janvier 2017
To walk invisible : The lives of the Brontë sisters (2016)
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| Jonathan Pryce (Patrick Brontë) |
Le biopic de Sally Wainwright a, dans un certain sens, remis l'église au milieu du village. C'est-à-dire que l'approche du téléfilm apparaît comme beaucoup plus digne, sobre, pour ne pas dire bien plus respectueuse des moeurs victoriennes, terriblement rigides, et le carcan familial dans lequel évoluait les Brontë. Bien que tous les enfants de la famille aient été élevés dans une relative liberté d'esprit, baignés dès leur plus jeune âge dans Shakespeare et Lord Byron, ils n'en demeuraient pas moins esclaves de leur siècle. Leur supériorité d'esprit manifeste, dans un milieu qui ne leur offrait que peu de perspectives d'avenir, a notamment conduit leur frère aîné, d'un caractère instable, à une déchéance annoncée. Quant aux trois soeurs, malgré leur caractère beaucoup plus affirmé et cartésien, on sait que leurs romans ont été considérés comme scandaleux à l'époque de leur parution, et on devine aisément qu'il n'était guère de bon ton de dépeindre des moeurs dépravées, ou de décrire avec une telle justesse l'alcoolisme (The Tenant of Widefell Hall), les vengeances meurtrières (Wuthering Heights) ou la bigamie (Jane Eyre)... Des situations, pour certaines d'entre elles, qu'elles ont pourtant vécues de l'intérieur. Le téléfilm retrace merveilleusement et dramatiquement une part de leur vie, du retour de Branwell à Haworth dans la maison familiale, après qu'il ait été renvoyé de son poste de précepteur en raison de sa relation adultère avec l'épouse de son employeur, jusqu'à la parution de leurs trois premiers romans, Jane Eyre, Wuthering Heights (qui sera le seul qu'ait jamais écrit Emily), et Agnes Grey. Le biopic, plutôt que de s'étendre sur toute leur vie, s'attarde sur ces quelques années, le tout baigné de plans superbes sur les landes du Yorkshire, les images souvent accompagnées d'extraits de splendides poèmes écrits par les trois soeurs et par Branwell, avant qu'il ne sombre dans ses lamentables excès.
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| Adam Nagaitis (Branwell) |
Au-delà de leur histoire même, c'est surtout leur personnalité qui est dépeinte avec brio, de manière juste et émouvante : Anne, la cadette, petit oiseau fragile, effacé ; Emily, personnalité un peu sauvage, brutale, solitaire ; et Charlotte, raisonnable, mais énergique, quoiqu'un peu antipathique. A vrai dire, rien de choque dans le portrait de leur personnalité. Tout y très digne et sobre, sans excès, leurs sentiments extrêmes ne s'exprimant guère que dans leur littérature... Et puis il y a Branwell, le fils unique, l'enfant gâté, le génie de la famille, à la fois peintre et poète, sur lequel le révérend Brontë a placé tous ses espoirs, qui se révélera parfaitement incapable de faire face à ses échecs et qui préférera de loin se réfugier dans des paradis artificiels, entraînant avec lui toute sa famille dans sa chute. Branwell a sans doute été l'une des sources d'inspiration d'Emily pour Heathcliff, puis de Anne pour Athur Huntingdon, aussi le biopic le montre-t-il comme un être plein de rancoeur et d'amertume à l'image du premier, mais aussi terriblement pathétique à l'image du second. Branwell était buveur, toxicomane, voleur à ses heures, mais il était avant tout un homme dépourvu de courage et de volonté, et le téléfilm le montre réellement comme un personnage lamentable, que les soeurs Brontë et leur père ont pourtant tenu à bout de bras jusqu'à sa mort à l'âge de 31 ans.
Les prestations de tous les acteurs sont admirables, sans exception, bien que mes coups de coeur aillent clairement vers Chloe Pirrie (Emily) et Adam Nagaitis (Branwell), qui ont su faire comprendre avec talent les caractères si singuliers de leur personnage.
Un téléfilm magnifique à voir absolument !
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Clelie
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Libellés : Anne Brontë, BBC, biopic, Branwell Brontë, Brontë, Charlotte Brontë, Emily Brontë, téléfilm, To walk invisible
19 janvier 2017
Wolf Hall (Dans l'ombre des Tudors) - série BBC 2015
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| Thomas Cromwell (Mark Rylance) |
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| Henry VIII (Damian Lewis) avec sa fille, la future Elizabeth Ière... |
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| Anne Boleyn (Claire Foy) |
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| L'exécution d'Anne Boleyn, à la Tour de Londres |
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| Thomas More, le Chancelier tombé en disgrâce (Anton Lesser) |
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