16 juin 2006

Le Silence de la Mer - Résumé

Charentes-Maritime – 1941.


Jeanne Larosière, vit avec son grand-père dans la vieille ferme familiale. Pour gagner sa vie, elle donne quelques cours de piano au village. Cette vie, qui pourrait presque paraître tranquille au milieu des horreurs de la guerre, va être troublée par un ordre de réquisition de la Kommandantur, qui va les obliger à loger un officier allemand. Jeanne et son grand-père sont bien décidés à résister à leur façon à cette occupation, en observant simplement un silence immuable. Cependant, Werner Von Ebrennac est bien différent de ce qu’ils avaient imaginé. Le capitaine est un homme cultivé et délicat, qui tente par tous les moyens de rendre sa présence plus supportable à ses hôtes. Malgré son silence, Jeanne se sent vite partagée entre ses idéaux et ses sentiments…

Résumé du Silence de la Mer - Adaptation télévisée de Pierre Boutron avec Thomas Jouannet, Julie Delarme et Michel Galabru.


Tiré des nouvelles de Jean Bruller (dit Vercors) "Le Silence de la Mer" et "Ce jour-là"

33 commentaires:

Margaux a dit…

oula, mais ca me donne terriblement envie de jeter un oeil! As tu les nouvelles? est ce différent du film? Je sens que ca va m'intéresser, je me fais toujours avoir par le concept des relations ambigues entre personnages (concept qui revient toujours dans mes propres histoires)...

Clelie a dit…

J'ai lu les nouvelles de Vercors, et le téléfilm de Pierre Boutron est assez différent du livre. La première adaptation cinématographique (celle de Melville en 1949) est encore fortement imprégnée des ressentiments de la France envers l'Allemagne. Et puis, le film a pris un énorme coup de vieux. Ici, le téléfilm a l'énorme avantage de s'intéresser vraiment aux sentiments des personnages, la relation franco-allemande étant vue sous un angle un peu moins douloureux sans doute.

kyra a dit…

salut...je m'appelle Sara e je suis italienne...j'ai trouvé ton blog par hasard et puisque j'ai lu ce livre il y a quelques jours je te laisse un petit commentaire...
je crois que ce livre soit très intéressant sourtout pour cet incessant silence que caractérise toute la narration...pour comprendre le titre (la raison pour laquelle Vercors a decidé se référer a la mer)j'ai du relire le livre mais quand j'ai compris ce que l'auteur voulait affirmer je l'ai apprecié encore plus...

Clelie a dit…

Bonjour Kyra et merci pour ton commentaire sur la magnifique oeuvre de Vercors "Le Silence de la Mer" ! A vrai dire, la signification du titre de la nouvelle ne paraît pas toujours évident à la première lecture. Le silence oppressant qui règne sur toute l'histoire, entrecoupé par les longs monologues du capitaine allemand, est le centre même de la narration. Je suppose qu'étant italienne tu n'as pas vu l'adaptation télévisée française datant de 2004, en tout cas je te la conseille. Elle est assez librement adaptée sur certains aspects, mais l'esprit reste fidèle à l'oeuvre originale. C'est un ensemble de non-dit, de regards qui en disent long, etc.

Merci beaucoup pour ton passage sur mon blog, n'hésite pas à le visiter souvent...! Et bravo pour ton français parfait !

titi a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Clelie a dit…

Note de l'admin du site :

Le dernier message posté par Titi a été supprimé. Je suis absolument d'accord que l'on émette un avis négatif sur une oeuvre, car cela enrichit les débats et l'esprit critique, mais il n'est pas question de dénigrer un livre sans arguments. Je suis désolée, mais le nombre de pages n'est pas un argument de poids... Et quand on se permet de critiquer un livre, merci de le faire sans commettre plus de 10 fautes d'orthographe par ligne...
Le langage SMS est également banni dans les commentaires. Ceux-ci sont automatiquement supprimés car incompréhensibles.

Merci d'avance d'observer ces quelques règles.

Clelie

Chamalowyoyo a dit…

J'ai à lire ce livre pour Vendredi, une interro dessus; j'ai des gros problèmes pour le lire et pourtant, des livres, j'en ai lus par centaines !
Je lis de tout, Harry potter, Agatha Cristie, Marc Levy... Mais alors Vercors !

Je cherche alors, en tant que fénéante, un résumé un petit peu plus résumé ^^
j'ai essayé mainte et mainte fois à le lire mais rien y fait, mon organisme ne veut pas !

Pourriez vous m'aider à trouver des renseignement ?

chamalowyoyo a dit…

Désolée du double poste =S

Le résumé présent ici me donne pourtant envie de lire, dois-je essayer encore une fois ? Ais-je le droit de sauter des pages ?
Le début ne me donne pas du tout envie :s
Enfaite, dès le début je ne vois pas qui parle...

Merci d'avance.

Chamalowyoyo (mon prénom est bien trop compliqué ^^).

Clelie a dit…

Bonjour Chamalowyoyo !

Le résumé que j'ai posté dans cet article est celui du téléfilm, et non celui de la nouvelle. Je ne te conseille pas donc de l'utiliser pour traiter le livre. La nouvelle de Vercors n'est pas très longue. J'avoue qu'elle m'est tombée des mains la première fois, mais j'ai persisté. Elle vaut vraiment la peine d'être lue, même si le style n'est peut-être pas très accrocheur au départ. C'est une très belle histoire, et le téléfilm qu'en a fait Pierre Boutron l'a remaniée d'une façon très heureuse...

Persiste !

chamalowyoyo a dit…

Merci Clelie !

On est aujourd'hui vendredi, il me reste 30 minutes environ avant le contrôle. Je viens de voir que dans le livre, il y a d'autres nouvelles alors je suis bien embêtée ^^'
Je l'ai lue, j'ai préférée le moment ou l'allemand débarque mais le début je n'ai pas réussi :(

Clelie a dit…

Hello Chamalowyoyo ;-)

Bonne chance pour ton contrôle, je croise les doigts pour toi.

Je suis contente que tu aies persisté à le lire. Je suis certaine qu'au final tu n'as pas été déçue.

A bientôt je l'espère.

Clelie

DOM a dit…

J'ai lu la nouvelle de Vercors lorsque j'étais adolescente et encore sous le charme de ce texte, j'ai choisi de regarder le téléfilm avec un peu de méfiance. J'ai été littéralement ébranlée. Même si on peut noter quelques défauts dans le scénario ( rapide caricature des allemands et de quelques "mauvais" français, 5 dernières minutes du film inutiles, il me semble), c'est la plus belle histoire d'amour que j'ai jamais vue au cinéma. En effet Werner et Jeanne n'échangent que des regards, pourtant le film est empreint d'érotisme; est-ce le charme de Thomas Jouannet, les qualités de pierre Boutron (voir l'affaire Dominici)? Ce film est à voir et à revoir. La fin est triste, certes mais malgré tout... Werner ne choisit pas d'aller mourir sur le front russe comme dans la nouvelle,il part pour soutenir les soldats qui n'en peuvent plus...alors sait-on jamais!

Clelie a dit…

Bonjour DOM et merci pour ton commentaire !

Le téléfilm a totalement remanié l'histoire d'origine, qui est somme toute assez monocorde.
Pierre Boutron a ajouté certaines choses (l'explosion de la voiture, les amis de Jeanne, etc.) qui ne sont pas présentes dans la nouvelle, mais qui apportent un petit "plus" à l'histoire sans pour autant la dénaturer.

Concernant le départ de Werner, j'interprète un peu ça comme un suicide tout de même. Il demande lui-même a être muté sur le front russe... Son idéologie est brisée, le régime nazi n'a pas le discours qu'il aurait tant désiré, et son histoire d'amour avec Jeanne en devient impossible. Je crois qu'il décide d'aller là-bas non seulement à cause de ses idéaux, mais aussi pour se punir en quelque sorte, d'avoir été si naïf...

Les 5 minutes de la fin m'ont semblée assez justes, pour ma part. J'aime beaucoup cette vision de Jeanne, active, avec du caractère. Le fait qu'elle s'engage dans la résistance est une réponse au départ de Werner. Chacun, à sa manière, a décidé de risquer sa vie après que l'on ait bafoué ses idéaux...

DOM a dit…

Merci Clélie pour ta réponse. Evidemment tu as raison, je m'étais prise à rêver qu'une aussi belle histoire pouvait finir bien mais dans le contexte de la guerre et pour respecter le message de Vercors on ne peut que s'attendre à la mort de Werner sur le front et à l'arrestation de Jeanne par les nazis. D'ailleurs le courage et l'entêtement de cette jeune fille agace, on aimerait qu'au moins une fois...elle craque. Mais là Vercors aurait été complètement trahi! Au fait j'ai vu Thomas Jouannet dans " l'Adieu" un très beau téléfilm sur la guerre d'Algérie, il est toujours superbe mais rien ne vaut sa performance dans "le silence de la mer". A quand un rôle à sa mesure au cinéma, ceux que l'on peut voir en ce moment ne me tentent guère...

Clelie a dit…

Hello DOM !

Il est vrai, qu'à de maintes reprises, on voudrait voir cette imperturbable jeune fille dévoiler ses sentiments réels. Ce silence tenace qu'elle observe est vraiment terrible (pour Werner comme pour les spectateurs que nous sommes...) Le seul véritable "moment" est bien le soir de Noël. Tout d'abord dans le salon, lorsque Werner lui joue ce fameux prélude de Bach, puis après avoir remarqué que Jeanne était entrée dans sa chambre (on ne doute pas un seul instant qu'il ait vu la lettre à demi sortie de son enveloppe et les draps en désordre...). D'où sa présence le lendemain au bord de la jetée. Ce moment m'a vraiment déchiré le coeur... Je me demande comment Jeanne fait pour résister, alors qu'il est là, qu'il l'attend, qu'il ne lui faudrait qu'un seul mot d'elle... Enfin, qu'est-ce que c'est beau et frustrant à la fois !

Concernant Thomas Jouannet, il est vrai qu'on ne lui propose pas toujours des rôles à sa mesure... Je le verrais très bien dans un beau rôle classique.

Merci encore pour ces commentaires très intéressants et à bientôt !

DOM a dit…

Merci Clélie. Encore quelques mots sur la fin du film qui m'a posée question puisque la nouvelle s'arrête froide et triste sur une seule phrase.Ici on voit la vie s'organiser gaiement autour du petit garçon et Jeanne partir, souriante dans sa robe à fleurs. Peut-être Pierre Boutron veut-il nous rappeler ce que Vercors ne savait pas: La vie a repris ses droits de chaque côté de la frontière.C'est parce ce qu'il y a eu en France des femmes comme Jeanne et qu'il est resté en Allemagne des hommes comme Werner! A bientôt, c'est très agréable et très enrichissant de pouvoir échanger des avis sur des oeuvres qu'on aime. Je vais essayer de me procurer quelques uns de tes films " coups de coeurs"...

Njuta05 a dit…

J'ai beaucoup aimé l'adaptation télévisée et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps... Elle montre combien la guerre est injuste et absurde: elle met des différents côtés de la ligne des gens que tout pourrait unir. Il faut que je lise la nouvelle maintenant.

Nicolas a dit…

Très belle adaptation j'ai trouvé, toute en nuance et en subtilité.
Un peu à l'image du prélude de Bach qui est un peu le refrain de cette belle histoire.
Mais alors ce silence, certes, mais pourquoi "de la mer" ? Voilà la question que je me pose encore...


PS : j'ai eu un choc, Clélie, en voyant la photo en bas à droite de cette page, pensant tout d'abord que c'était la vôtre... :-)

Clelie a dit…

Bonjour Nicolas,

Voilà un fan de plus de cette merveille ! concernant le silence de la mer, Werner en donne l'explication lors d'un de ses nombreux monologues à Jeanne et son grand-père. Je serais bien mal placée pour citer le passage car mon dernier visionnage remonte un peu... Voici ce dont je me souviens : "Ce que j'aime dans la mer, c'est son silence. Je ne parle pas des ressacs (et il donne le nom en allemand, mais je l'ai oublié), mais c'est ce qu'elle cache, ce que l'on devine."
Ceci est très approximatif...

PS : euh, non, ce n'est pas moi, je vous rassure ;-) Je n'ai aucune ressemblance avec Sherlock Holmes ou Richard Roxburgh ^_^ Mais j'avoue que mettre un tel avatar peut prêter à confusion.

Anonyme a dit…

bonjour

Je viens de découvrir un site fort interessant sur l'analyse du livre de Vercors, sa genèse, les critiques, le contexte de l'époque et je voulais vous le recommander :

http://pagesperso-orange.fr/vercorsecrivain/silencemer.html#I

Dommage, il est bien trop tard pour Chamalowyoyo ...

Sylvie

Anonyme a dit…

Concernant la suite ou pas à donner au téléfilm (pas au livre) et la note de

pessimisme ou d'optimisme que l'on ressent à la fin;

J'ai lu les échanges entre Dom et Clélie sur leur vision d'une fin pessimiste et

ineluctable ( "la mort de Werner sur le front et l'arrestation de Jeanne par les

nazis", "un amour impossible");
Quant à moi, je refuse de me rallier à ce pessimisme.

Chez Vercors, il était clair que Werner partait sur le front russe, comme dans un

élan suicidaire.

Mais le Werner de Boutron est bien moins exalté. Je pense qu'il veut partir plus

pour ne pas participer à l'humiliation et à la soumission de la France, (pays chéri

entre tous), pour se noyer dans l'action, et plus tard, pour ne pas avoir à dénoncer

Jeanne.

Mais coup de théatre de Boutron: sa subtilité est l'ajout de l'attentat; et dès lors

tout est possible entre les protagonistes, les cartes redistribuées; Werner et

Jeanne peuvent trouver un terrain d'entente sans perdre leur âme (mot cher à Werner)

ni la fidélité à leurs engagements.

Grâce à l'attentat, le téléfilm de Boutron laisse très nettement entrevoir une

ouverture, un espoir dans la scène d'adieu de Jeanne à Werner. Je m'explique.

A la 1ère vision, je n'avais pas saisi cette subtilité, toute à mes sanglots. Mais

en revisionnant la séance, et en gros plan, j'ai vu autre chose;
Je m'étais laissée dupée par le souvenir du livre de Vercors, et par l'échange des

mots d'adieux.

Mais chez Boutron,les attitudes non verbales des personnages contredisent

complètement les mots :
les gestes,les regards, la course de Jeanne vers la voiture, ses sanglots; et à la

fin le sourire de Werner (sacré T.Jouannet!).
Certes, c'est un sourire esquissé, plein de lassitude, mais c'est un sourire

d'espoir. Sourire, qui pour moi remet complètement en question ses certitudes

(peut-être suicidaires) affichées un peu plus tôt. Car Jeanne s'est enfin totalement

dévoilée, et il sait que sa persévérance a enfin payé.

Sylvie
à suivre

Anonyme a dit…

(Suite de Sylvie
Désolée pour la longueur de mon commentaire!)

Revenons en arrière, le matin de l'attentat.

Je trouve que Jeanne a fini par trouver un compromis flamboyant à son dilemme entre

raison et sentiment :

D'une part,laisser commettre l'irréparable assassinat (malgré un instant de

tentation de délation auprès de Werner) et cela préfigure son engagement ultérieur

dans une résistance plus active ;
et la conséquence personnelle pour Jeanne c'est de se couper définitivement des

liens secrets tissés avec Werner, puisque quand il saura, croit-elle, il la

désavouera.

Quant au 2ème volet du compromis, c'est de décider de sauver la vie à Werner, et par

là, prendre le risque de lui dévoiler ses sentiments, et qui briserait le choix de

l'indifférence qu'elle s'est imposé.

Je trouve vraiment qu'elle a là un coup de génie, malgré elle, car contre toute

attente, Werner ne la désavoue pas.

Werner a compris au pied du piano,une fraction de seconde après la sidération de

l'explosion, le rôle de Jeanne.
Il ne lui reproche pas un instant (mon sentiment en voyant les regards de Werner,

puis le fait qu'il ne la dénonce pas).
A force d'observer Jeanne, il a fini par la comprendre et l'approuver. Il préfère la

dignité de Jeanne à l'hypocrisie et à la lâcheté d'autres français; et surtout à

l'indignité de ses compatriotes allemands.

Donc Werner à tout compris ;qu'elle savait, qu'elle a laissé faire, mais qu'elle l'a

sauvé; il ne l'a pas
dénoncée.
Et s'il le fallait encore, les pleurs ultimes de Jeanne sont un aveu explicite de

son attachement à Werner.

Le sourire final de Werner laisse transparaître cela ; par delà les apparences, ils

sont désormais, outre leur amour, unis par la même haine de l'absolutisme nazi,

(qu'il vient naïvement de découvrir) et par le secret qu'ils partagent au sujet de

l'attentat.

Je crois qu'il est désormais mûr, après la perte de son innocence d'artiste, pour

comprendre que l'honneur d'un soldat peut passer aussi par la désobéissance.

Petit rappel historique : le film se finit au printemps 42; et en janvier a eu lieu

la conférence de Wannsee, qui organise systématiquement, administrativement et

méthodiquement la solution finale. Peut-être en a-t-il eu vent par ses "vieux amis".

Je peux donc me laisser aller à penser que tout n'est pas fini entre nos héros.

Anonyme a dit…

Ce lien contient un article interessant avec une interview de P. Boutron et J. Delarme :

http://40ansa2.free.fr/0000/Hebdo2_44.pdf

Sylvie
(Désolée, je n'arrive plus à faire prendre en compte mon mot de passe google).

Clelie a dit…

Bonjour Sylvie et un immense merci pour cette série de posts plus intéressant les uns que les autres !!!

Je suis vraiment une grande adoratrice de cette histoire, mais je suis loin d'avoir ta connaissance en la matière...
Je comprends cependant ton enthousiasme débordant et la façon magnifique dont tu parles des personnages et de leur histoire !

Un très grand merci pour ces propos passionnants, auxquels je ne saurais ajouter grand chose, puisqu'ils se suffisent à eux-mêmes...

Merci également pour les liens !

A très bientôt je l'espère.

Amicalement,
Clelie.

sylvie-caro a dit…

Un dernier lien sur l'oeuvre de Vercors ;
propos universitaire, de lecture assez ardue mais très approfondie, et qui pourrait être très utile à des étudiants :

http://www.olindo38.org/spip.php?rubrique1

Sylvie-Caro a dit…

suite au commentaire de Cristina sur une éventuelle suite.

Je suis très enthousiasmée à cette idée. C'est une grâce faite à l'imagination que de se laisser porter par les personnages et les laisser vagabonder dans votre esprit en leur construisant un avenir.

Moi j'imaginerais bien Werner et Jeanne réunis avant même la fin de la guerre.
Du statut d'héroïne cornélienne, elle deviendrait héroine racinienne et arriverait au contact de Werner à perdre de son intransigeance exacerbée et monolithique.
En mûrissant de force à travers les épreuves de la guerre et de la résistance, elle nuancerait son jugement. Werner de son côté pourrait à travers un cheminement personnel, participer à la résistance interne antinazie et pourquoi pas au putsch contre Hitler.
Je les imagine correspondre assidûment, se nourrir mutuellement, mais sans perdre l'essence de leur engagement personnel et patriotique.
A la fin de la guerre, ils pourraient oeuvrer pour la réconciliation des deux pays et à la construction de l'Europe future.

Comme trame de scénario, je vois bien une fresque, similaire à celle de la saga (le livre) de la Bicyclette Bleue, qui étofferait le romanesque avec une solide toile de fond historique, qui est à mes yeux indispensable.

Qu'en pensez-vous ?

Merci pour ce site que je découvre et apprécie.

Sylvie

Clelie a dit…

Bonjour Sylvie, et merci pour ton commentaire !


Ma fois, une suite telle que tu la décrit, pourquoi pas ?
En général, je ne suis pas très favorable aux suites, a plus forte raison lorsqu'elles sortent complètement de l'histoire originale, même si dans ce cas précis, il ne reste plus grand chose de Vercors dans cette version du Silence de la Mer... ^_^
Comme je l'ai déjà dit précédemment, pour moi, l'histoire se termine au moment où Jeanne lui dit "Adieu", Werner étant résolu de son côté à ne pas revenir de la guerre... (le suicide ou le front russe, c'était finalement du pareil au même...)


Mais enfin, l'idée que tu proposes est assez plaisante !

A très bientôt et au plaisir de te lire sur ces pages ;-)

Amicalement,

Christina a dit…

Oui sylvie-caro vous avez raison. J'espère également la suite. Y avec les mêmes acteurs.

Sylvie-Caro a dit…

Bonjour Clelie et Cristina

1. J'avais développé cette idée, et j'avais cru qu'elle avait disparue. En fait, je me rends compte il y a pas moins de 3 pages de blogs différentes sur le "Silence de la mer", c'est pourquoi j'étais un peu tatonnante.

N'y aurait-il pas un moyen de réunifier tous les commentaires ? (mais j'imagine le travail de titant qu'est l'administration d'un blog, aussi je ne me vexerai pas si c'est impossible).

2. Quelqu'un saurait-il où s'adresser pour demander une suite ?

Bonne soirée ! Sylvie

Clelie a dit…

INFO DE L'ADMIN :

Les derniers messages postés sur "Le silence de la mer-Wallpaper" ont été déplacé sur ce post, pour une meilleure compréhension.

Merci.

sylvie-caro a dit…

Tous/toutes à vos claviers :
c'est le moment de donner votre avis sur vos oeuvres préférées, et surtout de le diffuser largement !

La cerise : en jeu un bon d'achat de 500 euros. Et ça se passe sur Price Minister (que je vous recommande).
Bon week-end !

Note : merci Clelie, pour ton travail de maintenance !

Sylvie-Caro

sylvie-caro a dit…

A propos de front russe ...
vous pouvez imaginer ce que va subir Von Ebrennac en allant sur le front russe en lisant l'inoubliable "Un temps pour vivre, un temps pour mourir" d'Erich Maria Remarque (écrivain allemand exilé en amérique pendant la 2ème guerre mondiale). Encore un chef d'oeuvre, selon moi, que je vous recommande.

dom a dit…

Bonsoir
je viens de lire tous les commentaires et j'approuve,je viens de commander la version plus ancienne pour me faire une meilleur idée de cette nouvelle de Vercors,mais celle de Boutron laisse un gout amer,tant d'amour et que sa se finisse comme ça,c'est si triste et si fort à la fois,une scène me gêne par contre c'est celle du cousin(le baiser forcer),j'arrive pas à comprendre la réaction de Werner? quand penses-tu?

Bravo pour ton blog