14 juillet 2020
Les visionnages du (dé)confinement - bis...
19 août 2019
Bilan des dernières lectures ( >> août 2019) - 1ère partie
Le pensionnat de Mlle Géraldine : tomes 1 à 5, de Gail Carriger
Rêver, de Frank Thilliez
Nosferatu contre Dracula : étude et analyse cinématographique, d'Olivier Smolders
Le Vampyre, de John Polidori - suivi de Lord Ruthwen ou Les Vampires, de Cyprien Bérard
Jane, de Aline Brosh McKenna et Ramón K. Pérez, d'après Charlotte Brontë (BD)
***
La révolte est certes un récit historique, mais extrêmement romancé sur la forme. Les faits sont évidemment exacts, mais c'est surtout la manière si belle et si puissante de présenter ces personnages emblématiques, qui font de ce roman une magnifique évocation, inspirante et ténébreuse de ces épisodes de l'histoire croisée de France et d'Angleterre. L'originalité de ce récit réside dans le fait qu'il est rédigé au présent et qu'il est mené par Richard Coeur de Lion, le fils préféré d'Aliénor, cette reine au tempérament d'acier, si extrême, si résolu, qui a fait vaciller à plusieurs reprises le trône de son second époux, le roi d'Angleterre. Les personnages évoqués par Clara Dupont-Monod sont terriblement vivants, des époux ennemis à leurs enfants manipulés, prisonniers d'une lutte de pouvoirs entre une mère tentaculaire et un père despote... Un magnifique roman, que l'on referme difficilement !
A suivre...
03 janvier 2019
TAG : Les dix films essentiels : 1ère partie
Le but : citer dix films qui ont eu un impact significatif sur vous lors du premier visionnage, que vous l'ayez vu enfant, adolescent ou adulte. Afficher une image, qui ne soit pas l'affiche du film, mais d'une scène-clé essentielle à vos yeux, par exemple. Pas de longue explication, juste le sentiment général qui s'y trouve lié...
And for the day confined to fast in fires
Till the foul crimes done in my days of nature
Are burnt and purged away. [...]
2. Dune, de David Lynch (1984)
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| Paul Atréides, le Muad'Dib attendu sur Arrakis |
3. Notorious, d'Alfred Hitchcock (1946)
Encore un autre film d'adolescence, découvert grâce au Cinéma de minuit, que j'ai vu, vu et revu à un point que la VHS en était devenue toute usée... Notorious, traduit en français par Les Enchaînés (titre vraiment ridicule, s'il en est), raconte l'histoire de deux agents des services secrets américains, Devlin et Alicia, campés par Cary Grant et Ingrid Bergman, partant à la traque aux anciens nazis réfugiés en Amérique du Sud. Dans le but de mettre au jour leur laboratoire de raffinement de minerais d'uranium, la jeune espionne parvient à se faire épouser par le chef de leur réseau, interprété par Claude Rains. Tout se déroule à peu près pour le mieux jusqu'au jour où elle est progressivement empoisonnée par son mari à coups d'arsenic...
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| Notorious : encore un plaisir coupable, tiens... |
4. Jane Eyre, de Robert Stevenson (1944)
5. Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, d'Alfonso Cuarón
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03 juillet 2013
The Autobiography of Jane Eyre : une websérie !
Difficile d'adapter ce classique victorien, avec son carcan de conventions sociales, dans le monde d'aujourd'hui, penserez-vous. En réalité, pour l'instant, l'histoire fonctionne, car particulièrement bien écrite et pensée, malgré le manque visible de moyens, et l'aspect très "amateur" de cette production d'origine canadienne, si on la compare avec celle des Lizzie Bennett Diaries, avec ses scénaristes et comédiens rémunérés. Cependant, je dois dire que l'on y croit davantage pour cette raison. Il y a quelque chose de très vrai, d'authentique même, dans cette série, aussi modeste soit-elle. Je vous assure en tout cas qu'une fois visionnée, vous ne la lâcherez plus !
Pour plus d'infos, voici le site officiel de la série : http://theautobiographyofja.wix.com/jane-eyre
où sont référencés l'entièreté des transmedias par lesquels Jane s'exprime (tumblr, instagram, twitter), ainsi que les autres personnages de l'histoire, et avec lesquels les internautes peuvent donc interagir... Le concept ne manque pas d'audace et d'originalité...
Chaque épisode est posté tous les mercredis à 18h, sur le compte youtube de la série.
13 juillet 2012
Lectures de ces dernières semaines...
L'homme qui rit, de Victor Hugo. (*****)
Sur les excellents conseils de Lorinda, je me suis attaquée à ce merveilleux roman de Hugo, qui trônait paisiblement depuis des mois (peut-être des années ?) sur le dessus de ma vertigineuse pile de livres à lire... Après avoir lu les posts de son blog avec attention et délectation, je me suis donc plongée à nouveau avec délice dans la merveilleuse prose de l'auteur. Et je l'en remercie !
L'homme qui rit, fable humaniste à la fois tendre et terrible, regorgeant de personnages haut en couleur ou d'une noirceur à frémir, fait partie de ces romans qu'il est réellement difficile d'oublier. A l'égal de Notre-Dame de Paris et des Misérables, L'homme qui rit fait partie sans doute des plus beaux romans de l'auteur. On pourra certes lui reprocher certaines longueurs, mais le style est tellement unique, tellement lyrique, que l'on ne peut être que définitivement charmé et transporté. Au-delà des descriptions psychologiques d'une finesse et d'une justesse splendides, il y a un sentiment très net qui s'émane de ces lignes : la magnifique galerie de personnages que l'on apprend à placer, au fil de la lecture, du côté de la lumière ou de l'ombre. Qui sera, en définitive, appelé vers l'abîme, ou vers les nuées célestes ? Qui sera le juste ? Est-ce que l'innocence et le bon droit suffiront pour vaincre la noirceur du monde et des hommes ?
Lady Josiane, Lord Dirry-Moir, Barkilphedro, les pairs d'Anglettere qui se gausseront d'un Gwynplaine redevenu Lord Clancharlie ; puis il y a Dea, la véritable lumière de ce roman, l'âme véritable de ce monde déréglé, la pureté et l'innocence qui émane, seule, de cette fange. Une sorte d'ange venu du ciel, qui voit "avec les yeux de l'âme", et qui de ses frêles mains, tirera Gwynplaine vers le haut. Mais lorsque Barkilphedro vient extraire le jeune homme de sa vie errante, pour le précipiter dans l'arène d'un monde dont il n'a jamais perçu le danger ou la bassesse, Gwynplaine pour la première fois, entrevoit le doute, le désir, l'ambition, la grandeur, et son personnage jusqu'alors lumineux, se voile.
Au-delà d'un roman historique, comme on le dit souvent sur la condition du peuple et sur la révolution, L'homme qui rit est bien plus, à mes yeux, une merveilleuse réflexion sur l'âme et la nature humaines.
A breath of Eyre, Eve Marie Mont (*)
Après L'homme qui rit, j'avais réellement besoin d'une lecture détente... ! A breath of Eyre, roman jeunesse d'Eve Marie Mont a été, au départ une jolie bouffée d'oxygène après une lecture très prenante et très sombre.
Je dis bien "au départ", car j'ai été finalement très déçue de la tournure d'une banalité affligeante qu'a pris ce roman dans ces derniers chapitres. Le principe de ce roman, est de doter son héroïne de 16 ans, passionnée de lecture, du pouvoir de se glisser à loisir dans ses romans favoris (ici Jane Eyre, comme vous l'aurez compris), au point même de ne plus savoir en sortir et d'oublier jusqu'à sa propre identité. Alors, bien entendu, le concept n'est pas nouveau (merci Jasper Fforde et Thursday Next), mais le style était frais, sans prises de tête, et avec malgré tout un très beau recul sur les personnages de Charlotte Brontë, délicieusement réexploités pour le plus grand plaisir de ses lecteurs assidus. Malheureusement, l'histoire tourne court, et on retombe rapidement dans une histoire policée pour adolescents en quête d'identité... Tout cela sent malheureusement le déjà-vu... Si l'on s'est déjà frotté à la littérature jeunesse (Stephenie Meyer, Beth Fanstaskey, Alex Flynn, j'en passe et des meilleures,...), le lecteur s'ennuiera très vite, et on refermera le livre sans vraiment de regret. Il est simplement à noter pour les amateurs, que ce livre est le premier d'une série toujours en cours d'écriture, dont les prochains tomes seront consacrés à La lettre écarlate, de Nathaniel Hawthorne, et (je vous le donne en mille...) Le fantôme de l'Opéra.
6000 nuits, d'André Borbé (*)
Encore une lecture jeunesse, achetée sur la jaquette plutôt jolie, et sur un extrait en quatrième de couverture plutôt accrocheur.
A mi-chemin entre le fantastique et l'anticipation, 6000 nuits retrace l'histoire d'une adolescente (encore !) insomniaque vivant sous l'égide d'un régime totalitaire (Hunger Games !), qui a banni tous les livres ou toute forme d'inventivité (Fahrenheit 451 !).
Un scénario, malgré des redites visibles, plutôt plaisant, mais qui n'a pas su renouveler ou se jouer de ses clichés, le tout noyé dans une écriture au lance-pierre.
Un beau moment de détente, mais sans nouveauté et sans réelle inventivité.
Vienne la nuit, sonne l'heure, de Jean-Luc Bizien (**)
Tome 3 de La Cour des Miracles
On peut dire que j'attendais de pied ferme le tome 3 de cette magnifique série de Jean-Luc Bizien ! Le retour du ténébreux aliéniste Simon Bloomberg se faisait attendre depuis la sortie de La main de gloire il y a trois ans... Et depuis lors, aucune nouvelle. Ce qui aurait presque laisser à penser que la série allait donc s'arrêter sur ce second volet.
Malgré toute mon adoration pour La Cour des Miracles et pour ses personnages principaux (le docteur Bloomberg en tête, et sa gouvernante Sarah Englewood), mon avis sera finalement quelque peu en demie-teinte. Tout d'abord, je ne cacherai pas que j'ai éprouvé un égoïste plaisir à retrouver la belle écriture de Jean-Luc Bizien, et sa manière très "XIXe" de faire raisonner ses personnages. Je m'explique : très souvent, les auteurs modernes qui se frottent au roman historique ou à un contexte littéraire passé, se prennent à faire parler leurs héros ou les faire agir selon la mode du XXIe siècle, ce qui est déplaisant voire même, fortement dérangeant. Jean-Luc Bizien a une écriture pleine de pudeur, et il tâche d'adapter son raisonnement au cadre de son intrigue. Cependant, je regrette une chose dans ce style, justement : l'aspect répétitif de la narration, des termes employés, des expressions retenues. Choses qui ne m'avaient pourtant pas frappées dans les deux premiers tomes. J'ai regretté sincèrement ces petites erreurs et finalement le manque d'inventivité de l'auteur dans ce roman, qui pourtant promettait de belles découvertes sur la personnalité assez obscure de Simon Bloomberg. Tout d'abord, il est à noter que le noeud de l'intrigue est découvert très (trop!) tôt dans la narration du roman, et le dénouement final m'en a paru quelque peu gâché. Il serait néanmoins malhonnête de dire que je tournerai le dos à cette série pour autant, car elle est à la fois originale et respectueuse de son contexte historique.
28 mai 2012
Jane Eyre, de Cary Joji Fukunaga (2011)
Le film a égaré finalement par sa structure, ces éléments qui faisaient le charme indéniable de l'oeuvre. Construit à l'envers, le récit de Jane se dévoile immédiatement sous son jour le plus dramatique, quand ses espoirs ont été bafoués, ses désirs perdus. Le spectateur appréhende l'histoire à rebours, et l'on y perdrait presque de vue le romantisme écrasant d'origine.
Le film en devient pratiquement intimiste, le tout renforcé par une bande originale pratiquement inexistante, ou par des musiques si discrètes et si éteintes, que l'on a quelquefois une singulière impression d'enfermement ou de neurasthénie... Cette version présente une vision donc très personnelle de l'oeuvre, mais certainement pas universelle. Cette manière de faire peut être appréciable lorsque l'on connaît suffisamment bien l'histoire pour en connaître tous les ressorts, mais certainement pas dans une première approche.
Venons-en à Rochester, personnage pourtant fondamental, qui ici se retrouve presque relégué à la seconde place. Alors, bien entendu, il serait malhonnête de dire qu'il n'y a aucun romantisme, aucune dynamique entre les deux acteurs. Mia Wasikowska offre une prestation honorable, mais un peu terne et monocorde (même si j'accorde qu'il y a pire en la matière). Sa relation, tendre et maternelle avec Adèle, a quelque chose d'inédit et de sublime, qui ne peut qu'emporter l'adhésion du spectateur. Quant à Michael Fassbender, malgré un talent indéniable lorsqu'il s'agit d'interpréter des personnalités instables, se retrouve éclipsé par le récit intimiste de Jane. La scène la plus marquante, et la plus réussie dans son esthétisme, dans son aspect dramatique, est celle des explications, des supplications, des menaces, de Rochester. Il y a une puissance dramatique, très intense, dans cette scène, qui tirerait presque des larmes. (Car je trouve décidément que rien ne peut égaler les larmes du Rochester de Timothy Dalton en 1983, qui monologue d'un trait et sans coupures pendant les 10 minutes que durent le texte original...)
D'autre part, il est difficile de percevoir les éléments gothiques tels qu'ils avaient été annoncés. A vrai dire, je n'en ai rien vu, et j'ignore encore dans quelles scènes exactement cet aspect est davantage mis en avant que dans les adaptations précédentes (mis à part peut-être dans la scène de la chambre rouge, quoique). Mais cela n'est finalement pas très important, puisque l'ambiance si particulière de cette adaptation vient surtout de l'esthétisme léché de ses images, du soin apporté à chaque séquence, à chaque plan sur la lande, sur la campagne désolée, sur les collines enneigées. Peu d'adaptations de Jane Eyre ont laissé une si belle place aux images, et le film vaut principalement ses éloges à cet aspect tour à tour charmant ou inquiétant de son cadre.
12 novembre 2010
Jane Eyre 2011 - Affiche, photo et trailer !
La production Focus Features a mis en ligne le 9 novembre l'affiche (pour l'instant) officielle, et une photo des deux principaux protagonistes...


Un trailer est visible sur Yahoo Movies :
Eh bien, même s'il est difficile de se faire une idée du film sur 2'10", le tout me paraît sombre, gothique et plutôt respectueux de l'esprit original... On ne demande qu'à être agréablement surpris par ce casting plutôt jeune (21 ans à peine pour Mia, et 33 ans pour M.Fassbender), et on ne demande bien sûr qu'à en voir davantage !!!
Le site officiel de la production Focus Features : http://www.focusfeatures.com/focusfeatures/film/jane_eyre/
More to come...
25 juin 2010
Jane Eyre 2011 - Cary Fukunaga
Tout d'abord, deux photos de la jeune Mia Wasikowska dans le rôle de Jane, parue dans le courant du mois de mai, délivrée par la production Focus Features.


Malheureusement, toujours pas d'aperçu du nouveau Mr Rochester, alias Michael Fassbender...
Le tournage étant terminé depuis plusieurs semaines maintenant, certaines sources semblent confirmer que le film pourrait être présenté au Festival du film de Venise en septembre, avec une sortie officielle pour mars 2011 au cinéma.
A suivre...
09 avril 2010
Jane Eyre : once again !
Souvenons-nous que la dernière version en date ne remonte qu'à l'hiver 2006, toujours produite par la même BBC, mais pour la télévision (diffusée à l'époque sur BBC One, et qui avait fait l'objet de plusieurs articles sur ce blog). Celle-ci réunissait à l'écran les excellents Toby Stephens et Ruth Wilson dans les rôles de Rochester et de Jane.
Evidemment, on peut trouver que cette nouvelle adaptation arrive bien trop tôt, mais étant destinée au cinéma, elle peut s'adresser à un plus large public, bénificiant aussi d'un format plus accessible car plus court.
Aux commandes, le réalisateur de Sin nombre, Cary Fukanaga, ainsi que Moira Buffini au scénario.

Pour le cadre, nous retrouverons cet incontournable Derbyshire, et le non moins incontournable Haddon Hall pour représenter Thornfield Hall.

On ne pourra contester la magnificence de la demeure (ce serait malheureux !), mais plutôt la répétition de son utilisation pour les différentes adapatations du roman de Charlotte Brontë, puisqu'elle a été utilisée par Franco Zeffirelli pour le version cinématographique de 1996 et par Susanna White pour la version BBC de 2006. Plusieurs scènes semblent également se tourner également ces derniers jours dans la ville de Sheffield.
Le casting, plutôt alléchant, comportera entre autres Dame Judi Dench dans le rôle de Mrs Fairfax (Pride & Prejudice, différents James Bond, Ladies in Lavender, etc.).

On trouvera également Sally Hawkins (Persuasion, Tipping the Velvet, etc.), dans le rôle de la tante de Jane.

Jamie Bell incarnera pour sa part St John Rivers, le cousin de Jane (vu dans Billy Elliot, et les futures aventures de Tintin...)

Et gardons le meilleur pour la fin, c'est à dire, les deux têtes d'affiche...
Pour incarner Jane Eyre, on trouvera Mia Wasikowska, très récemment vue dans l' Alice in Wonderland de Tim Burton.

Après que l'info ait été soumise à des désistements divers, le nouveau Rochester sera campé par Michael Fassbender, acteur d'origine irlando-allemande, vu dans Angel de François Ozon, Inglorious Bastards, Hunger, 300, ou encore dans le nouveau péplum à venir Centurion.

Un casting relativement jeune donc, pour servir un film qui promet, aux dires de la production, d'être bien plus noir et plus trouble que ses prédécesseurs...
Sortie en salle courant 2011.
15 mai 2008
Jane Eyre et Wuthering Heights : les Brontë au cinéma pour 2009 !
Ellen Page
Dans le rôle de Rochester, les paris restent ouverts, car aucun acteur n'est encore annoncé.
Je ne sais pas trop quoi penser de cette nouvelle. D'un côté, je trouve que cette adaptation vient beaucoup trop tôt après celle de 2006, qui réunissaient les sublimes Ruth Wilson et Toby Stephens. D'un autre côté, cette dernière étant une adaptation télévisée, on peut espérer qu'une nouvelle version au cinéma fera connaître le roman à un plus large public. J'attends cependant avec impatience le nouveau Rochester et je n'ose faire aucun pronostic sur des acteurs déjà vus dans des costume dramas ces dernières années. Wait & See...
L'autre grande nouvelle est la double adaptation de Wuthering Heights.
Parlons d'abord du premier. Pour celui-ci, le casting annoncé est le suivant : Katie Riley pour Catherine Earnshaw (encore inconnue au bataillon...), Tom Hardy pour Heathcliff (quelle drôle d'idée...), Sarah Lancashire pour Ellen Dean et Andrew Lincoln pour Edgar Linton, qui est à mon sens, la seule bonne surprise de ce casting. A la limite, on aurait interverti Andrew Lincoln et Tom Hardy, j'en aurais été contente. Pour la petite info, Andrew Lincoln est le personnage de Love Actually qui déclare sa flamme avec des pancartes à Keira Knightley ^_^
Maintenant le second. Natalie Portman, d'abord annoncée pour Cathy vient de se désister... Le mystère reste donc entier sur ce point. On annonce Michael Fassebender en Heathcliff. On a pu le voir dans le film Angel d'après Elizabeth Taylor par François Ozon.
Eh bien, sur ce point, je ne vois aucune objection pour l'instant. Je ne sais pas de quoi le bonhomme peut être capable. Sera-t-il à même d'interpréter ce personnage complexe, violent, sorti de l'imagination d'Emily Brontë ? Cela reste à voir...
11 janvier 2008
Edward Fairfax Rochester : le classement ultime !
Après avoir mûrement réfléchi à la question, j’ai fini par déterminer un classement donnant, par ordre de préférence, les meilleurs interprètes de Rochester dans les différentes versions de Jane Eyre existantes.
Après m’être entêtée à réaliser un classement objectif, je me suis rendue compte finalement que seul le ressenti personnel face au personnage interprété importait. Un choix qui est donc totalement subjectif.
1e marche du podium : TIMOTHY DALTON (Jane Eyre 1983 BBC)
Tour à tour tyrannique, attentif, ombrageux, fantasque, Timothy Dalton a, à mon sens, exploité toutes les facettes du personnage complexe créé par Charlotte Brontë.
On peut certes lui reprocher d’être physiquement assez éloigné du personnage original, décrit comme massif, de taille moyenne, aux yeux et aux cheveux noirs. Timothy Dalton possède une distinction toute britannique, tout en donnant à son personnage une certaine animalité devant laquelle on ne peut être que subjugué.
Il est certainement le Rochester le plus émouvant, le plus bouleversant qu’il m’ait été donné de voir. Ses larmes, ses cris, sa colère, sont tellement touchantes, et tellement proches du roman que l’on ne se trouve pas très loin de la perfection absolue.
De plus, le duo formé avec Zelha Clarke est absolument fascinant, car totalement fusionnel. L’acteur est parfait, mais le couple l’est tout autant.
2e marche du podium : TOBY STEPHENS (Jane Eyre 2006 BBC)
Attention, ici je ne parle pas de l’adaptation, car je persiste à dire que le scénario est parfois maladroit, inutilement cru. Toby Stephens est un Rochester splendide, attachant, touchant. Les dernières scènes où celui-ci a perdu la vue m’ont littéralement fendu le cœur…
3e place du podium : MICHAEL JAYSTON (Jane Eyre 1973 BBC)
4e marche du podium : WILLIAM HURT (Jane Eyre 1996 – Franco Zeffirelli)
Il était clair qu’il ne pourrait être un des Rochester du top 3… Il obtient donc la 4e place, car c’est la première adaptation récente que j’ai vue et qui m’a énormément emballée. Je trouvais à l’époque (il y a 10 ans), que le couple et l’histoire fonctionnait extrêmement bien, et puis les images et la musique étaient splendides. En le revoyant aujourd’hui, je finis par tomber d’accord avec les critiques qu’avait reçu William Hurt à la sortie du film. Le film souffre d’une interprétation relativement monolithique, unidimensionnelle. Tout l’aspect fantasque, charismatique de Rochester est passé à la trappe. Le personnage est perpétuellement triste, taciturne, mystérieux. C’est très dommage, mais je pense qu’il faut attribuer ceci plutôt au scénario. Hurt mérite tout de même la 4e place, mais j’avoue que c’est purement sentimental.
5e marche du podium : ORSON WELLES (Jane Eyre 1944 – Robert Stevenson)
Orson Welles est le premier Rochester que j’ai vu. Welles est un Rochester bourru, excentrique. Il a donc une place à part dans mon cœur, mais je dois dire que son interprétation a tendance à m’exaspérer aujourd’hui. L’interprétation est très théâtrale, presque sur-dramatisée. Elle mérite à mon sens la 5e place tout de même pour des raisons assez subjectives, car l’histoire est un peu écorchée (1h20 de film contre 4h quand la bbc s’en mêle, c’est certain qu’il y a des raccourcis). Disons qu’il s’en sort d’une façon honorable, mais que l’interprétation a pris un méchant coup de vieux…
HORS CLASSEMENT : CIARAN HINDS (Jane Eyre 1997 A&E)
Ciàran Hinds, qui est au demeurant un excellent acteur, est incompréhensiblement le Rochester le plus mauvais du cinéma et de la télévision. Perpétuellement agité, furieux, criant et hurlant sur tout et tout le monde, on se demande par moment si le personnage ne se serait pas échappée d’un asile d’aliénés, ou si l’on aurait pas tout intérêt à sortir Bertha de son grenier pour l’y mettre à sa place… Le film y aurait peut-être gagné. On se prend à plaindre la pauvre Jane, constamment malmenée par cet horrible moustachu !
Cette adaptation, tout comme l’acteur, ne mérite vraiment aucun classement…



































