03 novembre 2013

Le Mystère Sherlock, de J.M. Erre

Résumé de l'éditeur :

"L'éminent professeur Bobo est en quête d'un détective. Parmi les dix étudiants réunis à l'hôtel Baker Street, un seul aura l'immense honneur d'être nommé titulaire à la première chaire de Sherlock Holmes-éologie de la Sorbonne. Et quoi de mieux, pour passer ces profils à la loupe, qu'un bon crime à résoudre ? Qu'importe le cadavre, pourvu qu'on ait l'indice ! Meurtre, motif, trahison, rebondissement, suspense et humour (anglais) : "Elémentaire, mon cher Watson !"

***
Ah ! Il n'y a pas à dire, "Le Mystère Sherlock" est une sacrée expérience littéraire... ! C'est un roman fou, déjanté, iconoclaste, regorgeant d'humour noir. Il est particulièrement difficile de résumer ce roman qu'on lit, en ricanant nerveusement 99 % du temps, voire en éclatant franchement de rire toutes les cinq minutes ! Mais une chose est sûre, l'auteur connaît magnifiquement son sujet, et est probablement un holmesien plus qu'averti, ce qui n'en rend la lecture que plus jubilatoire ! Bref, que l'on soit néophyte ou non, ce roman est délicieusement disjoncté !

Un petit extrait, afin de vous donner quelques aperçus de l'humour ambiant ...

"Une tempête de neige avait commencé pile au moment du démarrage de la Volkswagen grabataire de Herr Fribourgstein, le doyen des taxis de Meiringen, prodige célébré par le rejet dans l'atmosphère de l'équivalent de la production annuelle de CO2 du Mozambique. Ensuite, le déchaînement neigeux s'était intensifié au gré des accélérations de l'épave qui devait avoir un compte à régler avec la couche d'ozone. C'était comme si mère Nature, à coups de flocons-mammouths, voulait éliminer de la surface de la Terre cette antiquité polluante, véritable crachat à la figure du développement durable. Mais les essuie-glaces mérovingiens tenaient le choc, les pneus cloutés artisanalement se gaussaient du verglas, et le taxi montait sans faillir la route menant à l'hôtel Baker Street, sous les applaudissements enthousiastes de quelques autochtones hydratés au schnaps. A l'instar de ses supporters, Herr Fribourgstein carburait à l'antigel goût prune à 46° (fait maison), seul moyen de pratiquer sans stress le patinage artistique au bord des précipices suisses dans un tacot en fin de vie."

A lire absolument !

3 commentaires:

Perséphone a dit…

J'avais adoré cette lecture! Complètement barré, les degrés de "sherlockisme" me font beaucoup rire.

Lorinda a dit…

Etrangement, ça va aussi atterrir sur ma pile à lire. ^^ Merci de cet avis tellement enthousiaste !!

Clelie a dit…

@Perséphone : ah oui, les degrés de sherlockisme sont jubilatoires... "Dans tous les cas, on essaye de prendre ses pilules tous les matins..." ^_^

@Lorinda : Oh oui, je te conseille ce bouquin plus qu'urgemment ! Il est génial et complètement fou. Mais pas seulement, car il est aussi très intelligent et plutôt retors, finalement...