19 octobre 2009

La Chambre Mortuaire de Jean-Luc Bizien

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Sarah Englewood, jeune anglaise fraîchement arrivée à Paris, est engagée comme gouvernante chez Simon Bloomberg, un étrange aliéniste résidant à la rue Mazarine. Usant de méthodes révolutionnaires, le médecin est largement controversé par ses collègues, qui jugent ses théories insensées et dangereuses.
La maison de la rue Mazarine dans laquelle vit désormais Sarah, véritable dédale à l'architecture fantaisiste, exerce sur la jeune femme à la fois une fascination et un trouble extrêmes. Il semble également que l'épouse de Bloomberg a disparu depuis des semaines, sans laisser de traces.
Cet évènement explique-t-il à lui seul le comportement étrange de l'aliéniste ?
***
Acheté au hasard dans la très belle collection des Grands Détectives 10-18, La Chambre Mortuaire se révèle être un roman policier d'une excellente facture. Ce premier roman de la série de l'aliéniste (sans aucun rapport avec celui de Caleb Carr), est une véritable merveille de suspens, à l'intrigue intelligente et originale, qui tient le lecteur en haleine de la première à la dernière ligne.
Les personnages sont extrêmement bien construits, de l'inspecteur de police désabusé à la jeune gouvernante anglaise au caractère plutôt bien trempé, en passant par l'aliéniste aux agissement étranges .
Personnage charismatique, troublant, hanté par des démons que le lecteur craint de voir surgir à tout moment, il deumeure à lui seul et au-delà de l'intrigue, l'une des grandes énigmes de ce premier tome. Médecin controversé, tout comme l'était Freud duquel le personnage s'inspire sans doute en grande partie, Bloomberg alterne les instants de bonté, d'abattement ou de torpeur qui laissent le lecteur plein d'interrogations et d'angoisse.
L'ambiance de ce roman se singularise non seulement par l'emprise de cette maison labyrinthique sur ses habitants, mais également par les habitants eux-mêmes qui peu à peu viennent à se demander s'ils n'auront pas un sort similaire aux patients de Bloomberg, qui oscillent dangereusement entre psychotisme et schizophrénie.
La seule présence du personnage de Sarah Englewood donne heureusement une touche un peu plus appaisée et raisonnée dans cet univers si instable...
Un roman inquiétant et diablement efficace, qui se poursuit par le tome "La Main de Gloire" déjà paru aux éditions 10-18.
A lire !

1 commentaire:

Nico a dit…

C'est drôle, je dois être le seul dans toute la blogosphère à ne pas avoir accroché à ce roman, que j'ai trouvé ennuyé et un peu gentillet, tout en n'étant pas très bien écrit. Une déception, donc.