13 mars 2012

Claude Frollo : Les identités tragiques d'un personnage méprisé (1/6)

Voilà plusieurs mois que j'envisage de réaliser un article, aux allures de rétrospective, afin de présenter les différents visages de ce personnage ô combien passionnant, mais terriblement malmené au fil des adaptations (et non forcément des interprétations), qui se sont succédées au cours du XXe siècle.

En quelques mots...

Crée en 1831 par Victor Hugo, personnage "moteur" de l'intrigue de Notre-Dame de Paris, Claude Frollo est présenté comme la figure intellectuelle du roman. Sombre, réfléchi, solitaire, l'archidiacre de Notre-Dame est un personnage estimé, respecté, mais craint. L'alchimie, la science, l'étude sont l'essence même de sa vie. Il a élevé son jeune frère Jehan, a recueilli Quasimodo, enfant abandonné sur le parvis de la cathédrale, a pris Pierre Gringoire sous son aile. Lorsque paraît La Esméralda dans cette existence austère, il a 36 ans. En connaissant l'amour , il entre dans la vie. Le choc est brutal, le réveil tardif. La fatalité est en marche...

Notre-Dame de Paris a été adapté à de nombreuses reprises, comme on pourra le constater par la suite (imdb dénombre une trentaine titres, en incluant les variations sur le thème, mais sans compter les ballets et les opéras). Claude Frollo, cette figure délicieusement complexe, a donc subi autant de transformations qu'il était possible d'en imaginer, mais pas nécessairement dans le meilleur sens du terme. Les raccourcis maladroits se sont succédés aux adaptations politiquement correctes : en lui ôtant l'essence même de ses combats intérieurs, le personnage s'est au fil du temps effiloché, galvaudé, a sombré dans une suite d'incarnations manichéennes dont on verra les tristes dérives.

1923 : Nigel de Brulier et Brandon Hurst : Petit manuel de dichotomie avancée


Il n'aura pas fallu attendre longtemps avant de voir le cinéma malmener le personnage. Ce film muet de Wallace Worsley a fait la part belle à Quasimodo (merveilleux Lon Chaney, à peine reconnaissable sous son maquillage particulièrement hideux, mais qui demeure une très belle, émouvante et dramatique adaptation du personnage). Ce film bénéficiait sans doute d'excellents moyens pour l'époque, les scènes de foules sont très réussies déjà, malgré une pellicule qui passe mal l'épreuve du temps... (comparé en tout cas au fantastique Fantôme de l'Opéra de la même époque, et avec le même maître de la transformation aux commandes, l'incroyable Lon Chaney). Mais concernant Claude Frollo, ma foi, autant le dire immédiatement, celui-ci a subi une transformation toute nette : il s'est tout simplement scindé en deux entités bien distinctes : un prêtre (ou un archevêque même dans ce cas, si j'ai bien saisi) bon, honnête et droit dans ses sandales, j'ai nommé Nigel De Brulier (mélodramatique au possible), et Jehan, prêtre défroqué animé de sentiments fort peu recommandables (Brandon Hurst).


Nigel de Brulier (Claude Frollo)
Brandon Hurst (Jehan), déguisé en prêtre (???), qui s'est introduit dans la cellule d'Esméralda
Le procédé est simple, et a d'ailleurs été repris ensuite : il s'agit de contourner tout simplement l'épineuse question du sacerdoce. Que sont devenus les interrogations du prêtre imaginé par Hugo ? Où se sont envolés ses doutes sur la foi, Dieu, la religion, tandis qu'il les met face à la passion dévorante qui le précipitera dans l'abîme ? Ces interrogations, ces pages de "fièvre", de délire et de folie, n'ont simplement plus lieu d'être, et en perdant cet aspect de sa psychologie, s'envole même toute sa profondeur et toute sa raison d'exister.

A noter que le film peu être vu gratuitement, et en toute légalité sur le site des archives du cinéma muet  : http://www.archive.org/details/The_Hunchback_of_Notre_Dame

NB : Lorinda, je suis toujours en train de m'interroger sur la pertinence de la patate souriante de l'interface française... ^_^ 

1939 : Sir Cedric Hardwicke : comment la loi se substitue au sacerdoce

J'ai découvert ce film il y a longtemps, lors d'une diffusion sur Arte dans sa version colorisée. Et je l'avais à vrai dire peu aimé, malgré un excellent Charles Laughton et la délicate et douce Maureen O'Hara, respectivement dans les rôles de Quasimodo et Esmeralda. Sir Cedric Hardwicke, éminent acteur shakespearien, prête ici ses traits (monolithiques) à un Frollo revu et corrigé une nouvelle fois par des scénaristes décidément très ennuyés par ce fameux sacerdoce... Puisqu'il est impensable de lui faire porter la soutane, on lui fera revêtir une autre robe : celle du juge. Cette idée, toute neuve à l'époque, sera utilisée elle aussi à une autre occasion, mais nous en reparlerons. Un personnage de prêtre est néanmoins conservé dans cette trame, et a priori uniquement pour la forme, puisqu'il n'a guère d'utilité dans l'intrigue. Comme dans le cadre du film précédent, on aura néanmoins laisser une sorte de conscience à Frollo, une espèce d'extériorisation de ses débats intérieurs, par la présence d'un homme de Dieu qui s'évertuera, en vain, à le ramener vers la raison.

Sir Cedric Hardwicke
 La nature de ses rapports à Esmeralda, présentés sous des dehors soit purement pervers, soit  désespérément puérils ("you like animals !!!"), sont à mille lieues de la peur irrépressible, puis de la haine sauvage, qu'elle éprouve à son égard dans le roman. On a peine à y reconnaître véritablement la nature véritable des personnages d'origine...

Maureen O'Hara (Esmeralda) et Cedric Hardwicke (Frollo)
A suivre : Alain Cuny (1956) et Kenneth Haigh (1976) : Deuxième partie 

10 commentaires:

Mara a dit…

Génial, je vais suivre ces articles avec assiduité!
Ceci dit, c'est fou comme ils se sont inspirés de cedric Hardwicke pour le Bosse de ND de Disney. Même physiquement (je pense aux petites pattes près de ses oreilles, qui sont pareilles) J'avais vu le film en partie, aussi en colorisé, et j'étais contente de voir une Esmeralda naïve et fleur bleue pour une fois. Pour je ne sais quelle raison, la plupart des adaptations en font une bimbo consciente de ses charmes, alors que dans le livre, c'est juste une gosse innocente qui aime bien danser, et qui est presque quasiment inconsciente de son charme et de son pouvoir sur les hommes, en doute même (y a qu'à voir comment elle agis face à Phoebus, on n'est pas loin du dénigrement, et pas du tout dans la provocation). Je trouve beaucoup plus facile en somme de l'adapter sous forme de femme sulfureuse, mais on y perd toute la subtilité du personnage dans le roman, à la fois fragile, naïve mais terriblement charmante. Encore maintenant, je fais parfois des recherches de dessins pour essayer de la capturer, elle est totalement fascinante, et j'avoue que je n'ai encore jamais trouvé de design qui ne m'ait complètement satisfaite! ^^ Un vrai challenge!

Clelie a dit…

Bonjour ma chère Mara !
Ravie de te voir sur ces pages !

Je suis en tout point d'accord avec toi au sujet du personnage d'Esmeralda. Il est tellement plaisant de voir une interprétation délicate, douce, enfantine... Comme tu le soulignes, le personnage est si jeune, du reste, qu'elle ne cerne pas tout à fait les sentiments qu'elle déchaîne. Maureen O'Hara a donné effectivement cette fraîcheur, cette naïveté, et cela est tellement agréable.
Le film de 39 a beaucoup inspiré le dessin animé, de même que Cedric Hardwicke a probablement inspiré le juge Frollo de Disney, comme tu le soulignes. L'influence est indéniable !

Concernant le design d'Esmeralda, tu avais réalisé un magnifique illustration il y a quelques temps. Je l'avais adorée !
Je serais ravie aussi, de voir le design que tu choisirais pour Frollo... ^_^

A bientôt et au plaisir de te lire !

Très amicalement,
Clelie.

Lorinda a dit…

Ah, ma chère Clelie, tu as donc eu le courage de te lancer dans la périlleuse aventure des différents visages de Frollo...^^ C'est un vrai plaisir de lire ton avis sur ses différentes interprétations, et éclairant aussi !

On retrouve en effet le début des "mauvaises" adaptations de Frollo dans ces deux films, avec la fameuse scission en deux du personnage, due à la censure...hélas. Pour la version de 1923, j'avoue qu'il s'agit probablement d'une de celles que j'aime le moins, même si j'admire Lon Chaney....En scindant Frollo en Jehan et Frollo, comme on le fera pour son frère, il est indéniable qu'on perd toute subtilité, toute complexité, toute compréhension de l'oeuvre...comme tu le disais déjà si bien, si on ôte à Frollo son sacerdoce, on lui enlève tout sens, et l'histoire devient impossible à comprendre.

Je vois que la patate souriante t'aura marquée aussi ! ^^ N'est-elle pas hilarante quand on la voit ?

Pour le film de William Dieterle...j'ignorais qu'il en existait une version colorisée Oo. De toute façon, j'aime tellement le noir et blanc de cette version, tellement superbe et profond en nuances...Par contre, c'est ici que je commencerai à te contredire (une fois n'est pas coutume !) car j'apprécie beaucoup le jeu de Sir Cédric Hardwicke. Physiquement, c'est un Frollo probablement très proche de celui du livre (et du Disney, comme le souligne Mara ^^), probablement, il est vrai, trop impassible du début à la fin. Mais n'exprime-t-il pas une grande part de ses émotions par son regard, cette attitude crispée et glacée ? Notamment lors de la scène de "confession" à Esmeralda dans les bois, où il a un regard très particulièrement suppliant et adorant, je trouve. Mais j'ai tendance à toujours trouver des bons aspects, même chez les pires Frollo ^^' Et puis il y a les fameuses secondes où il baisse la tête en entendant Esmeralda torturée. Par contre, j'admets, leur conversation dans l'Eglise ne brille pas particulièrement par son intelligence ! Il faut dire que cette Esme est bien douce et adorable, ce que je ne lui reproche pas. Et j'avoue que je n'avais pas du tout vu la présence de son frère, le prêtre qui essaye de la raisonner, comme une sorte de conscience extérieure ^^ C'est un aspect intéressant à prendre en compte !

Enfin, c'est les versions hollywoodiennes...elles auront beaucoup déformé les personnages, et l'histoire, toujours.

Frollophilement ^^

Clelie a dit…

Bonjour ma chère Lorinda !

Ah ! J'attendais tes commentaires sur ce premier article, justement ! ^_^
Peut-être ai-je forcé un peu le trait concernant Cedric Hardwicke, mais l'acteur et l'interprétation me laissent passablement de glace. C'est vrai qu'il a durant quelques scènes des regards plus expressifs, mais sans trop comprendre pourquoi, je ne parviens pas à accrocher à son jeu, à sa manière de faire. Le Frollo du roman n'est pas un modèle de fantaisie... ^_^ j'avoue...Mais il y a une étincelle vibrante, vivante, qui manque pour que j'y retrouve quelque chose de l'original.
On pourrait finalement reprocher la même chose à Alain Cuny, sur l'aspect monocorde, mais on perçoit si clairement la violence de ses sentiments, dans son accès de délire chez la Falourdel, dans ses regards mêmes tout au long du film. Bref, il a cette touche de plus, qui en fait une interprétation, peut-être pas parfaite, mais véritablement unique !

La seconde partie de l'article est presque prête... Je révise d'abord la version de 76... ^_^

A bientôt et au plaisir de te lire,

Frollophilement et javertement,

C. ;-)

Dark-Insanity a dit…

Et bonjour :D

Alors je viens de finir la version de 1923, et je l'ai trouvée remarquablement bien réalisée pour les moyens de l'époque ! Quasimodo est, je trouve, très bien joué d'ailleurs. Et Phoebus.. Ben on dirait un peu celui de Disney aussi !
Alors Frollo qui est "divisé" en deux personnages m'a laissée un peu perplexe, c'était assez étrange.. En fait ça fait surtout bizarre de voir le prêtre Frollo "gentil" (ben oui puisque il ne l'est pas, quand bien même il y a son frère qui joue le rôle de l'autre côté de Frollo enfin bref je me comprends.. j'emploie le terme de "gentil" à tord évidemment puisque je ne considère pas le vrai Frollo comme gentil ou méchant, c'est juste un être humain)
Bref, en tout cas je l'ai bien appréciée cette version et d'ici ce soir ou demain je m'attaque à celle de 1939 ! :D
A bientôt~

Clelie a dit…

Bonjour !

Oui, Quasimodo est interprété par un maître du genre : Lon Chaney. Pour l'époque il a un jeu plutôt mesuré, qui change agréablement de la sur-dramatisation liée au muet. Je l'apprécie pour ma part énormément en général (davantage dans le fantôme de l'opéra de 1925, plutôt que dans NDDP d'ailleurs).

Quant à Frollo, le fait de l'avoir scindé en deux entités distinctes démontre bien à quel point son personnage est difficilement compréhensible et "pardonnable" en l'état. Tout d'abord, il n'était pas de bon ton de présenter un prêtre en soutane éprouver un tel amour coupable, voué à la tragédie. Ensuite, il est clair que le raccourci est facile entre présenter côte à côte un personnage tout blanc, et tout noir, ou l'avoir sous un forme unique, indissociable. Frollo contient en lui le bon comme le mauvais, comme tu le soulignes, et c'est ce qui fait sa richesse, et la rareté d'un tel personnage en littérature. Par contre, je le vois justement comme quelqu'un de tellement extrême qu'il n'est peut-être pas si "humain" que cela, du moins dans le sens noble du terme.

J'ai hâte de connaître ton avis sur la version de 39 !

A bientôt ^^

Dark-Insanity a dit…

Bonjour !
Alors, comme promis, mon avis sur la version de 1939 que j'ai enfin pu regarder !
Alors déjà, je sais pas pourquoi mais la fin je la trouve trop triste quand Quasimodo se demande pourquoi n’est-il pas une pierre ! Au passage, je trouve qu'il joue très bien.
Il y a un passage qui m'a, euh.. laissée perplexe : la discussion entre Frollo et Esmeralda au début qui est très niaise ? Enfin, on est loin comme tu le dis dans l'article de la peur qu'elle est censée avoir vis-à-vis de lui.
Quant à Frollo lui-même, le personnage est certes bien joué mais c'est dingue comme ce qu'il m'a fait penser à celui de Disney o_o Bon évidemment, il est tout de même loin du livre, et ce qui est dommage (comme dans la version précédente) c'est qu'il n'a pas sa stature froide comme elle peut être décrite dans le livre. (car je trouve que c'est cela le plus intéressant, comment quelqu'un de physiquement très fermé et froid est en fait en proie à de véritables conflits intérieur)
Bref, je laisserais mes avis sur les futures adaptations :)
A bientôt ! ^^

Clelie a dit…

Bonjour !

Oui, concernant le rapprochement avec le Frollo ne Disney, il est vraiment manifeste. Je pense que les créateurs du personnage animé ne s'en sont franchement inspiré... Sir Cedric Hardwicke n'est sans doute pas mon Frollo préféré, même si j'ai beaucoup d'affection pour l'Esmeralda de Maureen O'Hara... Cette version de 39 a le mérite d'exister, mais elle est, elle aussi, passée un peu à côté de son sujet... ^_^

A bientôt et au plaisir de te lire !

Anonyme a dit…

Bonjour Clelie.

Comme tu me l'as fait entendre dans ton précédent commentaire, je viens te parler de mes différents avis sur le personnage Claude Frollo dans les différentes adaptations du livre. Pour commencer, je n'ai malheureusement toujours pas vu la version muette du film de 1923 (mais ça ne saurait tarder, mais surtout quand j'arriverais à avoir envie de le voir vue que tu nous dis qu'il est clairement éloigné du roman, et ça me fais un peu peur)

Je vais parlée maintenant de la merveilleuse version de 1939, qui je dois dire, m'a beaucoup plu. Parmi les adaptations cinématographiques de l'oeuvre de Victor Hugo, celle-ci est l'une des plus célèbres, et probablement l'une des meilleures (Même si la version de 1956 est excellente, aussi!) Les décors de ce films sont vraiment magnifique, et la photographie de William Dieterle est particulièrement soignés et le casting est excellent. Maureen O’Hara est pour moi une des meilleures Esméralda, et qui correspond le mieux à la description que Victor Hugo a fait d'elle (certes, un peu vieille pour le rôle, mais son interprétation nous fait oublier ça) C'est maintenant que je risque de te contre-dire, je trouve la performance de Sir Cedric Hardwicke dans le rôle de Frollo incroyablement impressionnante. Je suis d'accord avec toi pour dire que la relation Esmeralda/Frollo ne tient des fois pas la route, et que pour une personne n'ayant pas lu le roman, je me demande ce qu'il comprenne vraiment dans les intentions de Frollo à l'égard de la jeune danseuse. Ce film manque beaucoup de scènes clés, et prend une grande liberté par rapport au livre, mais je me mets dans le contexte de l'époque, en 1939 la Seconde Guerre mondiale éclate, et j'imagine qu'il ne devait pas faire des films trop "choquant" pour le public. C'est pour ça cette raison, que malgré tout c'est petits défauts, je trouve cette adaptation remarquablement réussie, et les acteurs sont incroyables.

PS : Et pour répondre à ta question, ce n'est pas Matthew MacFayden qui interprète le jeune William, mais un acteur pas connu : David Oakes. Je suis contente de t'avoir transmis cet intérêt pour ce roman, et si tu le lis, j'aurais hâte de te lire :)

Lily.

Clelie a dit…

Bonjour Lily !

Merci beaucoup pour ton commentaire sur cette version de 1939 ! Oui, il est certain que ce film bénéficie avant tout d'une réalisation très soignée, et surtout de moyens plutôt impressionnants pour l'époque. D'ailleurs, c'est une des qualités qu'il partage avec la version précédente, produite dans les années vingt. Je comprends tout à fait ton sentiment là-dessus ! Quant à Maureen O'Hara, comme tu le soulignes bien, elle est vraiment un atout de cette adaptation, et elle est une excellente Esméralda. Disons que ce n'est pas tellement le jeu des acteurs qui est en cause, à mon sens, mais plutôt l'orientation du scénario et des choix de l'adaptation, inhérents inévitablement à l'époque. Comme tu le soulignes, il est peut-être effectivement "choquant" pour un spectateur de 1939 de voir un prêtre nourrir des sentiments aussi équivoques. Les scénaristes ont dû contourner pendant très longtemps ce fameux problème du sacerdoce pour rendre les choses plus "acceptables".

Tu as tout à fait raison de dire que hors de ce cadre, c'est-à-dire, si on excepte l'intrigue du roman, c'est un film tout à fait beau et réussi !

Merci pour la précision concernant ce personnage des Piliers de la Terre ! J'ai hâte de voir ce qu'il réserve...

A très bientôt et au plaisir de te lire !

C.