11 novembre 2016

Le Comte de Monte Cristo, de Claude Autant-Lara



Film en 2 époques de Claude Autant-Lara (1961)

Avec Louis Jourdan (Edmond Dantès/le Comte de Monte-Cristo), Yvonne Furneaux (Mercédès), Pierre Mondy (Caderousse), Bernard Dhéran (le procureur de Villefort), Jean-Claude Michel (Fernand de Mortcerf), Henri Guisol (l'abbé Faria)

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Edmond Dantès, jeune marin promis à une brillant avenir, se voit arrêter le jour des ses noces sous un prétexte fallacieux. Accusé à tort de complot contre la monarchie, celui-ci est envoyé au château d'If sans autre forme de procès. Se liant d'amitié avec l'un de ses compagnons d'infortune, l'abbé Faria, Dantès se voit confier le secret d'un trésor fabuleux, qui se trouve dissimulé sur l'île de Monte-Cristo. A la mort de Faria, Dantès parvient à s'échapper de la prison, et part à la recherche du trésor. Ayant appris la trahison de ses plus proches amis vingt ans auparavant, Dantès va mettre à exécution ses plans de vengeance sous le nom du Comte de Monte-Cristo.

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Louis Jourdan (Dantès) et Mercédès (Yvonne Furneaux)

Un avis très rapide sur ce film de Claude Autant-Lara réalisé en 1961, et composé de deux époques d'une durée d'environ 1h30, vu il y a quelques semaines. C'est une très belle adaptation, reconnaissons-le, pour la seule présence de Louis Jourdan en tête d'affiche... Cette version accuse certes un peu son âge (notons les actrices fardées et choucroutées qui fleurent bon les sixties), mais elle demeure agréable, quoique très convenue, très politiquement correcte. Je crois qu'on ne verra de toute façon guère mieux que l'adaptation de Denys de la Patelière, avec Jacques Weber dans le rôle-titre, qui campait un Dantès particulièrement sombre et vengeur, très proche du personnage original créé par Dumas. Cependant, cette adaptation d'Autant-Lara demeure charmante, parce qu'elle a de très belles images et que les acteurs (bien que quelques-uns aient été doublés), jouent "à l'ancienne" : pas d'approximations mal venues, pas un seul dérapage de diction, et que cela fait diablement du bien à entendre ! On se sent comme transportés ailleurs, dans un autre temps, dans un autre monde, où les hommes parlaient bien et avaient des brushings fixés au béton armé... C'est tout le charme des films d'époque, et personnellement, je n'ai pas boudé mon plaisir.


Au-délà des clichés de son époque, elle demeure néanmoins captivante, même si le scénario a pris le parti d'adoucir quelque peu le personnage de Dantès (ce que d'autres adaptations ont pu faire aussi par la suite), et que toutes les machinations vengeresses de Dantès parviennent à rester de très bon ton.
Et puis, il y a Louis Jourdan, dans toute sa quintessence chevaleresque, qui campe un Monte-Cristo formidablement charismatique... 

Un film délicieux à voir et à revoir sans modération, pendant de longues soirées d'hiver...

"Souviens-toi d'Edmond Dantès !"

2 commentaires:

Xavier a dit…

Voilà un joli cadeau à me faire pour les fêtes de fin d'année. :)

La version Weber est de loin ma préférée, ne serait-ce que parce qu'elle donne enfin l'envergure qui lui revient à Danglars, à mes yeux le pire des trois conjurateurs. Celle avec Pierre-Richard Wilmm en revanche m'avait un peu déçu, non pas à cause de l'acteur qui était très bien (surtout dans la deuxième période) mais de la mise en scène assez terne. L'avez-vous vue? Enfin, il y a la version avec Robert Donat dont les critiques américains font grand cas - pour eux c'est la meilleure - mais je n'ai jamais pu réussir à la voir...

Clelie a dit…

Bonjour Xavier,

Je vous conseille vivement cette jolie version avec laquelle on passe réellement un très bon moment, et ce sera effectivement parfait pour les fêtes !

Je ne connais pas du tout la version avec Wilmm, j'ai par contre vu la version avec Robert Donat il y a longtemps, et j'avoue que je m'en souviens très peu... Il faudrait que je les voie ou les revoie un de ces jours. Je suis tout à fait d'accord concernant la version avec Weber, qui est excellente, et très respectueuse du matériau de base !

A bientôt !